L'hygiénisme

Nous entendons de plus en plus parler d'hygiénisme, de philosophie hygiéniste. Mais finalement qu'est-ce que c'est qu'être hygiéniste ? Est-ce seulement le postulat qu'il suffit de bien manger pour rester en bonne santé ou est-ce une philosophie ayant pour but une certaine harmonie ? Explorons ensemble les fondements de ce principe de vie.

Née aux Etats-Unis au 19ème siècle, l'hygiénisme se base sur une théorie d'Hippocrate (médecin de l'Antiquité Grecque 460 à 377 av J.C.). Il s'inscrit dans une démarche globale, c'est-à-dire la prise en compte de l'humain sur tous les plans. On peut considérer la philosophie hygiéniste comme l'art de se nourrir et de se soigner en lien direct avec les lois de la nature

hygienisme

Les bases de l'hygiénisme

L'hygiénisme ne prétend pas intervenir directement sur la maladie et ses symptômes mais bien sur les causes de celle-ci. Il prend sa place à titre préventif en terme d'hygiène de vie et d'alimentation

Cette philosophie ne se limite pas seulement à la dimension purement physique mais pousse la globalité de l'être beaucoup plus loin. L'Humain est complexe, ses dimensions sont donc très vastes. L'hygiénisme intègre donc le plan physique mais aussi psycho-émotionnel, social, environnemental, énergétique et spirituel. En découle alors 3 principes

  • Le vitalisme : c'est la capacité que le corps a à s’adapter, à s’auto-guérir, à maintenir un état de santé stable. C’est la force de vie, une force universelle intelligente, qui anime chaque être vivant. C'est la vitalité qui permet à l'organisme de fonctionner, de se réparer, de se soigner, de se développer...et de guérir ! Elle a un nom dans chaque culture, il peut être Prana, Chi, Ki, Pneuma ou bien encore Nyama. 

  • L’humorisme : c'est la science des humeurs. Elle part du principe que la bonne qualité des humeurs (sang, lymphe, liquides extra et intracellulaires) est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme. Si celles-ci sont altérées, surchargées par des matières toxiques (environnementales, alimentaires, liées au stress ou au déficit de sommeil), le terrain humoral est alors déséquilibré, occasionnant une dégradation de la santé. 

  • Le causalisme : c'est un principe d'investigation visant à repérer les facteurs de causalité à l'origine des troubles, des symptômes. Il considère que toute manifestation du vivant dépend d'une cause. Donc si l'on souhaite que la manifestation se modifie, il faut alors trouver sa cause afin d'agir dessus.

 

L'hygiéniste s'appuie sur des moyens naturels tels que l'alimentation, l'eau et ses usages divers, l'exercice physique, les techniques de respiration ou le repos. Néanmoins, il n'intervient pas, dans le bon processus physiologique, avec des remèdes, même naturels. Il fait confiance à l'énergie de vie qui anime chaque être vivant.

Hygiénisme et naturopathie

La naturopathie est un descendant direct de l'hygiénisme. Elle a intégré à cette philosophie des outils supplémentaires afin de faciliter l'accompagnement des usagers d'aujourd'hui. Pour autant, elle ne renie pas les fondements des hygiénistes, elle s'est simplement mise au goût du jour.

 

Elle est née d'un courant de médecin américains (H.Lindhar, B.Lus et B.Jensen). Au début des années 30, Pierre Valentin MARCHESSEAU et André ROUX posèrent les bases de la naturopathie moderne en France. Elle intègre alors des idées plus moderne et s'appuie sur des techniques dont elle connaît mieux les mécanismes (notamment grâce à la biochimie).

 

> En savoir plus sur la naturopathie